| Avec une consommation par habitant de 110
litres/an et une consommation nationale qui s’élève
à plus de trois milliards de litres, l’Algérie est le premier
consommateur de lait au Maghreb. Cependant,
la collecte de lait cru reste relativement faible, ce qui contraint
le pays à recourir à l’importation de la poudre du lait
en grandes quantités dont le prix ne cesse d’augmenter.
Développer la production de lait cru devient une nécessité
impérieuse. Ce, à quoi s’est attelé le gouvernement depuis 1997
en lançant un programme de développement de l’industrie
laitière. Mais, la substitution du lait cru à la poudre
demeure très insuffisante. Pourtant les potentialités
existent. Plusieurs facteurs expliquent ce paradoxe: -
Insuffisance des structures de collecte. - Coût élevé
de la collecte découlant de la dispersion. - Insuffisances
liées au management de la filière. En somme, la filière
souffre d’une grande atomisation qui entrave toute tentative
de mise en place d’un management qualité de la filière.
Le SILAIT se veut justement cet espace de convergence
et d’échanges entre les professionnels du lait, Algériens
et étrangers. Espace de convergence d’abord, parce
qu’il constitue un lieu de rencontre physique entre
les différents acteurs. Espace d’échanges ensuite, en
ce sens qu’il offre une opportunité d’échange expérientiel à
même de remédier au caractère désarticulé de la filière
et à la faible structurationde la profession. Ambition
que traduit le slogan retenu pour cette première édition :
« Le SILAIT, les professionnels
au complait » Le terme « complait »,
au lieu de « complet », traduit, tant au plan phonique que
scriptural, l’ambition du salon, d’amener chaque acteur de la
filière à se voir comme un maillon participant d’une même
chaine devaleur.
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